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Test de Killzone Mercenary sur PS Vita

Depuis le premier Killzone paru sur PlayStation 2 en 2004, on peut dire que cette « jeune » série s’est très vite imposée comme la référence du FPS exclusif aux consoles de Sony. N’étant même pas âgée de dix ans, on compte pourtant dans la série déjà cinq opus différents, dont un cas un peu à part surPSP en la présence de Killzone Liberation, délaissant le genre du FPS pour celui de l’Action/Stratégie en vue du dessus. Si pour des raisons techniques évidentes cet épisode n’a pu opter pour la vue FPS, il n’en sera pas de même avec la deuxième itération portable qu’est Killzone Mercenary. De par les capacités graphiques de la console, et surtout de la présence du second stick de série, la Vita était toute donnée pour recevoir un Killzone aussi ambitieux que ceux parus sur consoles de salon. Killzone Mercenary est-il donc un jeu vitrine dévoilant tout le potentiel de la Vita comme l’ont été le premier et le second sortis respectivement sur la PS2 et PS3 ? La réponse dans notre test !

All hail Vecta !

Killzone Mercenary pose le départ de son intrigue juste après celle du premier épisode, tout en progressant vers des événements liés à Killzone 2. Vous contrôlerez Arran Danner, un mercenaire dont nous n’entendrons jamais le son de sa voix, et qui est avide d’argent. Le jeu commence par une mission de routine pour nos amis mercenaires, engagés par l’ISA pour évacuer l’ambassadeur Vectan et sa famille. Malheureusement, les choses ne se passent pas comme prévu et Danner ne parvient à sauver que le fils de l’ambassadeur. Vous apprendrez par la suite que ce gamin possède une particularité, dont les forces de l’ISA dirigées par l’amiral Grey et les troupes Helghastes du colonel Kratek vont chercher à s’emparer, moyennant finances auprès de vous. Pour des raisons scénaristiques, vous vous retrouverez donc à la fois dans le camp de l’ISA ou dans celui des Helghasts, et autant le dire tout de suite, il est très plaisant d’être pour une fois aux côtés des Higs pour buter du Vectan, qui est de toute façon loin d’être exempt de tout reproche. L’une des forces de ce Killzone Mercenary, c’est donc de nous proposer un scénario parallèle aux évènements de la trilogie Killzone, d’un point de vue beaucoup plus neutre puisque le seul camp de notre mercenaire, est celui de l’argent. Ainsi, rien n’est tout à fait blanc ou noir, et l’on se contente du gris, là où le franchissement de la ligne jaune n’a jamais été aussi mince.

“Il s’agit probablement là de l’épisode le plus intéressant à faire et à refaire, tant les possibilités sont diverses, avec en prime un level design bien plus ouvert qu’à l’accoutumé”

La campagne du jeu se divise donc en neuf missions, qui vous occuperont en moyenne 45 minutes chacune, voire même plus si vous jouez dans la difficulté maximale. La durée de vie du titre pour une première partie se situe donc entre 6 et 8 heures. Trop court diront certains, mais ce serait oublier l’excellente rejouabilité que nous offre ce Killzone Mercenary. A dire vrai, il s’agit probablement là de l’épisode le plus intéressant à faire et à refaire, tant les possibilités sont diverses, avec en prime un level design bien plus ouvert qu’à l’accoutumé. Certes, il faudra toujours vous rendre d’un point A à un point B, mais vous pourrez faire un crochet à des endroits pour récupérer des renseignements secrets, passer par la gauche ou par la droite pour contourner les ennemis et quelques fois par le dessus ou le dessous, vous la jouer fine ou bien complètement bourrin. Ce qui a de bien dans le métier de mercenaire, c’est que vous avez accès à une énorme variété d’armes, vectannes comme helghastes, vous offrant des possibilités diverses et variées. Nous retrouvons ainsi les armes traditionnelles de la licence, mais également quelques nouvelles, pour au final nous offrir l’arsenal le plus complet de la série. Pour les obtenir rien de plus simple : il suffit de dépenser votre argent dûment gagné dans le magasin de Blackjack, qui propose de très bons outils pour instaurer la mort sur le champ de bataille … mais pas que. Il est également possible d’acheter différentes armures, chacune proposant un bonus et des statistiques différentes (discrétion, munitions transportées …)
Pour la première fois dans la série, il est ainsi possible de terminer la majorité des niveaux sans se faire repérer, et on pourrait même presque éviter de faire des victimes. En effet, contrairement aux précédents Killzone qui proposaient certains rares passages « infiltration », ici le choix est entièrement vôtre. Vous n’avez qu’à vous équiper d’armes silencieuses -et vous aurez du choix- pour agir en véritable fantôme, bénéficiant au passage d’un bonus de discrétion (500 dollars vectans pour chaque zone traversée sans se faire repérer, qui n’est pas sans rappeler le dernier Deus Ex). Chacun pourra donc jouer de la manière qu’il le souhaite. Mais là n’est pas la seule raison expliquant la bonne rejouabilité de cet opus Vita, puisqu’en plus des missions à réaliser « normalement », vous pourrez recommencer chacune avec des défis supplémentaires à réaliser. Chaque mission dispose de trois catégories de défis : Infiltration, Précision et Démolition. Comme leurs noms l’indiquent, ces défis vous imposeront plusieurs contraintes et objectifs à réaliser, en lien avec leurs domaines. Et comme si cela ne suffisait pas, le choix du niveau de difficulté s’ajoute également. Les défis étant déjà assez ardus de base, autant vous dire que vous aller devoir recommencer de nombreuses fois les missions pour être capables de les terminer en difficulté vétéran. Au final, un bon joueur pourra facilement passer quinze heures sur le solo de Killzone Mercenary.

L’effet Higs Cool

Si Killzone Mercenary est d’ores et déjà une réussite de level design et de variété, autant être franc dès le départ : s’en est aussi une d’un point de vue graphique et technique. Le but avoué de Guerrilla Cambridge fut d’imposerKillzone Mercenary comme une vitrine technologique pour la PlayStation Vita, et c’est chose faite. Nous n’avions pas pris pareille claque depuisUncharted : Golden Abyss au lancement de la console ! Au premier coup d’œil, nous n’avons ni plus ni moins affaire qu’à l’équivalent de ce que l’on retrouve sur PS3. Aucun doute, c’est bien la patte graphique de Killzone ; après tout, le moteur utilisé est celui de Killzone 3, mais se dire qu’on admire un tel résultat aux creux de nos mains force le respect. Les jeux de lumières sont ainsi à couper le souffle, les effets volumétriques forts bien rendus (la fumée qui devient orangée lorsqu’elle passe à proximité de flammes !) et les textures sont globalement fines compte tenu des capacités de la console. Le plus impressionnant dans tout ça, c’est que le jeu garde un framerate la plupart du temps stable, malgré le déluge d’effets spéciaux à l’écran. Si l’on devait chercher quelques ratés, il faudrait se tourner vers les explosions, affreusement « cheap » et rappelant plutôt la PS2, ainsi que l’eau, absolument immonde. L’IA est globalement très réussie, cherchant toujours à vous contourner ou à vous déloger à l’aide d’une grenade, mais il arrive qu’elle se comporte parfois bizarrement, tantôt aveugle, tantôt œil de lynx capable de voir à travers le décor.

“Le but avoué de Guerrilla Cambridge fut d’imposer Killzone Mercenary comme une vitrine technologique pour la PlayStation Vita, et c’est chose faite.”

Mais Killzone ne serait rien sans ce fameux feeling, cette « lourdeur » nous faisant ressentir tout le poids du personnage que l’on contrôle. Heureusement, on retrouve ce feeling dans cette version Vita, bien que la lourdeur semble quelque peu atténuée, rendant le personnage légèrement plus vif, mais pas trop. Malgré l’absence des touches L2, R2 et L3, R3, vous retrouverez vite vos marques sur votre Vita. Le pavé tactile arrière est par exemple utilisé pour sprinter, mais vous avez le choix de désactiver cette option pour vous contenter du bouton Rond qui sert également à réaliser cette action. Si R3 servait à zoomer avec votre sniper sur console de salon, il suffira de faire défiler votre doigt de bas en haut sur le pavé tactile arrière pour palier à l’absence de cette touche sur Vita, à la manière d’Uncharted : Golden Abyss. Bien évidemment, l’écran tactile sera aussi sollicité, pour lancer des grenades, alterner vos armes ou activer votre système VAN-Guard –encore que les touches directionnelles réalisent les mêmes actions. Le système VAN-Guard est d’ailleurs une nouveauté intéressante de ce Killzone Mercenary. Ce dernier vous propose d’opter pour un « atout », la plupart du temps une arme de haute technologie. Nécessitant d’abord d’avoir sa jauge rechargée, vous pourrez vous en servir pour par exemple avoir un drone à vos côtés se chargeant d’électrocuter tous les ennemis à portée, ou bien déclencher des frappes aériennes. Dans un genre différent, il peut également vous permettre de devenir invisible temporairement ou encore de vous fournir un bouclier stoppant les balles. Clairement, il s’agit d’un outil qui vous facilitera la vie, notamment en difficulté Vétéran. Mais l’utilisation de l’écran tactile ne s’arrête pas là puisque vous vous en servirez la plupart du temps pour pirater des données (via un espèce de « mini-jeu/puzzle » à résoudre dans un temps donné) et surtout pour déclencher les brutales mais néanmoins jouissives attaques au corps à corps. Au final, avec plusieurs options de personnalisation, l’ergonomie de ce Killzone Mercenary est une réussite, qui ne devrait pas vous faire regretter votre DualShock 3.
Et que serait Killzone sans son mode en ligne ? Heureusement, celui-ci répond aussi présent sur Vita, sauf qu’il est ici un peu plus « light » que sur PS3, évidemment. Proposant six cartes différentes, au level design réussi, il permettra à un total de huit joueurs de s’affronter, au cours de trois modes de jeu différents : Mercenaire, Guérilla et le fameux Zone de Guerre. Alors que le premier se contente d’être un simple Match à mort et le second d’être un Match à mort en équipe, c’est le troisième qui est le plus intéressant à jouer grâce à une succession d’objectifs à réaliser (cinq au total) au cours de la même partie. C’est également dans ce mode Zone de Guerre qu’on retrouve le plus de mécaniques empruntées au mode Solo. Les quelques heures que nous avons passé dessus nous ont confirmé des rixes intenses et intéressantes, où le travail d’équipe paye. En parlant de paie, vous serez sûrement content d’apprendre que votre « compte bancaire » est commun aux modes Solo et Multi. Jouer dans l’un vous permet donc d’avancer dans l’autre, et vice versa, et c’est une très bonne idée.
18
Graphismes
Véritable baffe graphique sur console portable, Killzone Mercenary est ce qui nous a été donné de mieux à observer sur PlayStation Vita. Les jeux de lumière, la mise en scène, la variété des environnements … c’est juste un régal rétinien.
17
Technique
Avec des effets de lumière à couper le souffle, des textures parfois très fines, un aliasing discret, des effets volumétriques de qualité et malgré tout un framerate stable, on peut dire que techniquement, Killzone envoie du lourd. Du coup, on peste davantage sur les ratés que sont l’eau, les explosions, et la profondeur de champ discutable.
18
Jouabilité
Tous les autres FPS sur Vita devraient en prendre de la graine. L’ergonomie est bonne si l’on prend le temps de faire un tour dans la personnalisation des commandes, et on se surprend même à enchaîner les frags voire même les headshots. Une franche réussite !
15
Ambiance sonore
Comme d'habitude avec la série, nous avons droit à des bruitages de qualité, notamment au niveau des armes. Les voix françaises sont correctes, sans plus, et on entend souvent les mêmes voix qui se répètent, cassant un peu l'immersion. Les musiques se font discrètes, mais certaines, comme vers la fin du jeu, sortent du lot.
15
Scénario
Ce n’est pas le scénario du siècle, et malheureusement la mise en scène ne vaut pas celle qu’on a connue sur PS3, mais le tout se révèle suffisamment intéressant. Reste que Killzone Mercenary étoffe un peu plus le background de la série, et propose un regard différent sur le rapport ISA/Helghast.
16
Durée de vie
Nous ne jugeons ici pas seulement du temps nécessaire pour terminer une première fois le jeu, puisque celui-ci propose une bonne rejouabilité. Le mode en ligne n’est pas en reste et devrait vous occuper un bon moment avant de vous lasser. Clairement l’un des FPS les plus longs sur Vita.
18
Plaisir de jeu
Croyez-le ou non, Killzone Mercenary s’avère pour notre part être l’épisode le plus fun à jouer. Proposant une grosse variété dans ses approches et dans le déroulement de ses missions, il est difficile de s’en lasser et on ne voit pas le temps passer à y jouer.
18
Note Globale 
N’y allons pas par quatre chemins, Killzone Mercenary est la tuerie tant attendue sur PlayStation Vita. Non content d’être une vitrine pour la console, il propose également une campagne solo intéressante et rafraîchissante pour la série, avec un gameplay fort bien adapté au support portable. Killzone Mercenary est une réussite totale, que n’importe quel possesseur de PS Vita adepte de FPS se doit de posséder.
Les + du Jeu
. Vitrine graphique et technologique pour la Vita
. Gameplay soigné
. Différentes approches possible
. Bonne rejouabilité
. Un "vrai" Killzone malgré le support portable



Source du test : http://www.playvita-live.com/jeux-psvita/test/killzone.html
Les - du Jeu
. Quelques effets qui font tâche en comparaison du reste
. Multijoueur allégé
. Bande-son un peu décevante pour la série

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